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Et pour moi, grandir c’était quoi ?

Je réponds moi aussi à l’invitation de haut potentiel d’aventure. Merci Shannyshou pour le partage !

Pour moi…grandir…c’était la liberté. D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours été impatient de grandir. Qu’est-ce que c’était long l’enfance, à être privé de tout…Je me languissais tellement de devenir adulte et de pouvoir conduire, de faire ce que j’avais envie de faire et de m’acheter tout ce dont j’avais envie d’acheter.

Je me rappelle qu’enfant, j’étais une véritable pipelette. Quand on me demandait ce que je voulais faire comme métier plus tard, je passais de longue minutes à énumérer tous les métiers qui me passaient par la tête et que j’aurais bien voulu exercer. Comment choisir ?

Je n’ai jamais eu peur de grandir et je n’ai jamais voulu rester enfant. L’enfance, quelle torture 😅! Obligé d’aller à l’école, de faire ses devoirs, de faire ce que les adultes me disent de faire, blablabla…Moi je rêvais d’avions, de bateaux, de tractopelles, d’aventures…l’avenir était prometteur ! Demain serait mieux qu’hier, c’était certain !

L’adolescence…c’était pas la même histoire…mais le résultat était le même…j’avais envie que ça passe vite ! J’étais un peu perdu, renfermé, un peu tête de Turc, naïf, gentil, stockfisch…bref, j’étais pas très attractif 😅. En tout cas je me voyais plutôt comme différent et c’est aussi à cette époque que le faux self à fait son apparition (tout du moins c’est ce qu’il me semble). J’avais pas trop la cote auprès des filles, à l’exception de quelques unes…mais ce n’était pas réciproque. Et de toute façon, les filles, je savais pas trop quoi leur dire (c’est peut-être toujours vrai d’ailleurs🤔)…donc, à ce moment là, grandir c’était pour moi, se sortir de cette époque de merde…toujours se conformer, faire des trucs chiants…moi je rêvais de rock, de guitare, de sport, de fêtes et de filles…l’avenir serait plus prometteur ! Demain serait mieux qu’hier, c’est obligé !

C’est vrai, j’ai toujours pensé que demain serait mieux qu’aujourd’hui, parce que demain, je serai plus libre encore…quand j’y réfléchis, c’est toujours vrai, enfin, la plupart du temps. Et quand j’ai l’impression du contraire, ça ne va pas très bien 😕.

Je ne vis pas du tout dans le passé, je suis plutôt de ceux qui vivent dans le futur, dans les rêves, dans l’espoir que ça ira mieux demain…Alors pour moi, grandir c’était une infinité de possibilités de vivre ma vie ! Vieillir, c’est l’opportunité d’arriver à la comprendre…

Et pour toi, grandir c’était quoi ?

5 commentaires sur “Et pour moi, grandir c’était quoi ?

  1. C’est vrai que l’école était une torture, encore aujourd’hui, si j’ai le malheur de rencontrer quelqu’un qui me dit qu’il est prof, je deviens super agressive, j’avais écrit sur l’horreur qu’avait été l’école pour moi, je ne sais pas si j’aurais le courage de recommencer… La seule chose que j’ai apprise à l’école c’est de ne compter que sur moi, c’est toujours mieux que rien !

    Merci d’avoir participé !

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  2. C’était un plaisir de participer 😉. Et puis en plus, cela m’a permis de nourrir une autre réflexion manuscrite qui est importante pour moi. Comme quoi, il n’y a pas de hasard, seulement des rendez-vous…

    Figure toi que j’ai fini par aimer l’école, enfin j’ai vraiment adoré mon cursus d’ingénieur, même si c’était trèèèèèèssss dur pour moi 😅. La grande différence, c’est que je savais pourquoi j’y allais, ça avait du sens pour moi et j’en avais envie…c’était ma décision ! Je crois bien que la liberté est la clef…

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  3. Merci pour le partage et la réponse ! C’est très intéressant, j’y retrouve certaines choses, mais dans une vision totalement opposée : la liberté en point focal, mais pour moi grandir, c’était apprendre à se conformer (et, enfin, j’apprends que j’ai le droit d’exister, c’est une sacrée déconstruction). Du coup l’école… L’entre du pouvoir, du conformisme, de l’incompréhension, mais aussi des savoirs qui m’ont un jour intéressée, avant que je rejette tout en bloc… Honnêtement, de plus en plus dur à mesure des années.

    Je trouve ça fou à quel point il y a une infinité de façon de grandir et de comprendre « un » monde !

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    1. Oui, une infinité de façon…j’imagine que ce nous sommes et ce que nous faisons est influencé par notre histoire familiale et notre environnement, notre époque. On en hérite, même si on en a pas envie. C’est peut-être ce qui fait que dans des situations similaires, nous n’avons pas vécu la même expérience…

      Moi par exemple, je n’ai jamais réfléchi au fait qu’il fallait se conformer, en tout cas pas dans ces termes. J’ai n’ai jamais vu l’école comme un lieu de pouvoir et de conformisme. Je la voyais comme une prison.

      Je n’aimais pas l’école parce que je ne m’y sentais pas à mon aise avec les autres enfants, dans cette jungle scolaire. Je me sentais prisonnier parce que j’étais obligé d’y aller et d’affronter cet environnement que je ne savais pas gérer, sans moyen d’y échapper. J’ai passé mon enfance et ma scolarité en mode « survie », en rêvant que demain serait mieux ailleurs…et j’ai purgé ma peine 😅.

      L’histoire de ma famille est marquée par des gens qui sont partis chercher mieux ailleurs, à tel point que mon grand-père Picard et ma grand-mère Sicilo-Maltaise se sont rencontrés et ont fondé leur famille à Djerba, en Tunisie…j’ai peut-être hérité de leur foi en un avenir meilleur quelque part ailleurs…qui sait !

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      1. Je comprends totalement l’école prison ! D’ailleurs, à huit ans, je regardais par la fenêtre de la classe en rêvant de sauter, puis de m’enfuir à cheval dans la forêt 😉

        Ma fuite n’avait que la saveur de l’éremétisme, se cacher seule, à l’écart du monde. J’était aussi mal à l’aise avec mes camarades, l’école, et je ne m’y conformais pas en réfléchissant au conformisme, mais parce que, pour moi, profondément, c’était ça grandir : devenir pragmatique, responsable, et trouver sa place dans un monde qui ne changerait pas. Limité.

        Pas pour être acceptée, mais parce que c’était la chose à faire, moralement. Grandir était une résignation. ça n’avait pas beaucoup de sens de vivre, je crois. Il n’y avait pas d’ailleurs meilleur, pas d’autre choix, pas de porte de sortie.

        L’école m’acceptait, j’étais une excellente élève, et elle ne m’acceptait pas et j’étais une mauvaise élève si on ne considère pas mes résultats : je ne travaillais pas, je ne m’y retrouvais pas, je n’avais pas assez, à mon goût, pour mon imagination immense et pleine de valeurs morales, la curiosité pure que j’aurais dû avoir. J’avais les bons résultats sans avoir la bonne attitude : imposture !

        Bref. C’était aussi une prison.

        Merci pour le retour 🙂

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