
Aujourd’hui j’essai une nouvelle manière d’écrire, inspirée des expériences de tous les jours, plus concise.
Je commence avec une histoire de chat. En effet, mon chat m’a fait passer un message que je souhaite partager avec toi.
Ce dimanche matin, comme à mon habitude, je me lève un peu avant tout le monde. Je m’active doucement dans la maison encore endormie. Le soleil du matin baigne déjà le salon où j’ai préparé mon déjeuner.
Mon chat me tient compagnie. Nous sommes installés, sur le canapé, il est allongé à côté de moi, ou disons plutôt à moitié sur moi et je lui fais quelques caresses.
La veille, j’ai été très occupé et je n’ai pas pris le temps de regarder mon portable et de répondre à plusieurs messages. Je profite donc de ce moment de tranquillité pour m’en occuper et je me concentre donc sur le petit écran du smartphone, cessant pour un temps les caresses.
Au bout de quelques instants, je sens sa patte de velours se poser sur mon visage. Il le fait souvent lorsqu’il souhaite avoir des caresses. Mais là, je suis occupé. J’y prête une courte attention puis me replonge aussitôt dans ma correspondance, lui accordant quelques simples caresses un peu robotiques.
A peine quelques secondes plus tard, mon chat pose une nouvelle fois sa patte mais sur l’écran de mon téléphone cette fois-ci. Puis il le pousse avec une grande douceur tout en me regardant droit dans les yeux. J’ai clairement compris son message : « lâche un peu ton téléphone et occupes-toi de moi ».
Je reste un petit moment à contempler ce moment, paisible, simple et finalement extrêmement profond où je prends conscience que me mon chat me porte de l’attention et qu’il aimerait bien que ce soit réciproque. Du coup, j’ai laissé tomber mon téléphone et me suis occupé de lui. A ce moment précis, j’ai compris quelque chose.
Souvent, je suis déçu de porter mon attention, de faire des efforts et de ne pas avoir en retour « l’attention » que je désire. Et finalement, je récolte de la frustration qui bientôt laissera place à de la rancœur. Au final je finis par m’isoler, ne plus réclamer d’attention et ne plus en accorder.
Mon petit chat et moi, nous sommes pareils. Quand il en a envie, il réclame de l’attention et ne se soucie guère de savoir si je suis dispo.
Mais pour obtenir mon attention, il est nécessaire que je sois disposé à lui en donner. Sinon ça risque de produire un frustré (celui qui demande, en l’occurrence mon chat) et un coupable (celui de ne donne pas, en l’occurrence moi). C’est bien-sûr une affaire d’envie, certainement d’amour, mais c’est également une affaire de moment, de disponibilité, de rythme. Ça parait évident de l’écrire, mais je me rends compte que dans la pratique c’est extrêmement plus délicat. C’est un peu comme pour le jardinage, il faut respecter le rythme des plantes si l’on veut obtenir de beaux fruits.
Et j’ai également l’impression que ma Poulpitude, ma tendance fonctionner en « tout ou rien » complique un peu les choses. Si j’ai l’attention que je souhaite, ma vie est un conte de fée. Je n’ai pas cette attention, ma vie est un enfer…Ca me rappelle vaguement mon fils Poulpinio et plus généralement tous les enfants…
Sachant cela, je vais faire plus « attention » à la dimension « temps » ou « moment », lorsque d’une manière ou d’une autre je réclame de l’attention. Repérer les rythmes, prendre rendez-vous et obtenir cette fameuse attention…
Après tout je ne peux tout de même pas vivre comme un chat, puisque je suis un Poulpe 😉 .
